Je partage ici un article de @Gallic_Gr0yp :
La monogamie est la base de la civilisation agricole qui est le modèle sous-jacent la modernité, et une régression à la sélection sexuelle naturelle des femmes, l’hypergamie, qui est clairement en cours en Occident, mènera à la dissolution et l’effondrement total de notre civilisation.
Un thread sur l’histoire et la sociologie des tendances d’accouplement chez les humains, son évolution moderne et les problèmes engendrés par ses manifestations contemporaines.
J’écris ce thread pour répondre, étayer et poser les bases d’idées vues assez souvent dans les discussions populaires sur les incels, la blackpill, et les taux d’accouplement (et donc de natalité) qui sont en régression progressive avec chaque nouvelle génération.
Posons déjà les bases pour expliquer comment on est arrivés ici, aujourd’hui. Le passé et l’évolution du sujet aideront à expliquer l’effondrement moderne imminent.
Dans l’état purement naturel de l’Homme, les femmes sont ce qu’on appelle “hypergames” (préférence pour un partenaire masculin supérieur à elles-mêmes), et le ~quintile supérieur en termes d’adaptation génétique (mais aussi phénotypique et sociale) d’hommes sont donc “polygynes”.
“Supérieur” ici est un terme qui signifie une supériorité à leur équivalent masculin – c’est-à-dire, pour prendre un exemple concret et évident de la beauté physique, qu’une femme dans la moyenne, une 5/10, préfèrera un homme qui est supérieur à un 5/10 (son “looksmatch”). Ceci s’applique à tous les domaines, apparence, taille, force, statut social, économique, charisme, intelligence, etc.
Cet état purement naturel n’implique pas une société ou civilisation, mais plutôt celui de petites tribus, ou clans, de chasseurs-cueilleurs qui étaient principalement composées de seulement quelques hommes et d’une multitude de femmes. Nous le savons avec presque certitude, parce-que des études en génétiques assez poussées, examinant l’ADN mitochondrial, qui ne vient que de la mère, et les haplogroupes, qui sont passés par le chromosome Y (donc le père) révèlent que l’humanité a à peu près le double d’ancêtres féminins que masculins : 80% des femmes, à travers l’histoire de l’humanité, ont réussi à se reproduire, alors que pour les hommes ce chiffre tombe à 40%, donc la moitié.
Ceci peut paraître contre-intuitif, mais l’explication est simple et logique : une homme qui a des enfants avec deux femmes (polygyne, donc) élimine un autre homme du patrimoine génétique (présumant un modèle monogame, qui n’est justement pas le cas).
La civilisation moderne vient de la révolution agricole qui ne date que de 12 000 ans. Ce système, donc sédentaire au contraire du nomadisme des chasseurs-cueilleurs, nécessite beaucoup plus de travail et de production d’une multitude d’hommes dans un système collaboratif et communal pour la création, maintenance et expansion de tous les systèmes qui produisent et soutiennent la production abondante du système agricole.
La motivation principale, logiquement, pour inciter cette majorité (60%) d’hommes qui autrement n’aurais aucune chance de se reproduire à participer dans ce système est évidente ; une femme, et donc par conséquent des descendants.
Beaucoup ne se rendent pas compte à quel point la vie pour un homme célibataire est facile ; le niveau d’effort requis pour survivre en tant qu’homme seul est minuscule. Aujourd’hui, certainement, mais encore plus à l’époque des chasseurs-cueilleurs.
C’est la femme qui apporte le fardeau du travail, d’une part à cause de ses désirs, qui sont contrastés à sa faiblesse physique, et donc son incapacité à manifester sa volonté directement, qui la nécessite à passer par l’homme et donc le charger de travail, mais aussi à cause des enfants, et la capacité productrice encore plus réduite de la femme pendant la grossesse et la petite enfance.
Une femme enceinte ou avec enfants en bas-âge est essentiellement une reine fourmi, à qui l’homme apporte toutes les ressources dont elle a besoin. La nature de l’accouplement à la femme rend l’homme productif et travailleur ; la monogamie, ou l’idée d’atteler chaque homme à une femme, force les hommes à travailler beaucoup plus, et à créer une société beaucoup plus prospère et complexe qu’un simple clan de chasseur-cueilleurs polygynes tout en éliminant la compétition sexuelle. La monogamie est la base de la société. C’est la force socio-culturelle qui permet au système civilisationnel agricole de fonctionner.
La culture monogame, aussi par conséquent, opprime nécessairement les femmes, et leurs instincts de reproduction hypergames. Logiquement, donc, la nature sexuelle hypergame féminine doit être refoulée, ou canalisée, pour permettre à la civilisation d’exister et de continuer à exister ; sans ça, pas de monogamie, pas de femmes pour la plupart des hommes, et donc pas de collaboration collective.
Rapidement, ceci explique aussi la stratégie de double accouplement des femmes ; c’est une tactique qu’elles ont développé pour pouvoir assouvir leurs instincts biologiques hypergames tout en rentrant dans le moule social de la culture monogame.
Quand la monogamie échoue, la civilisation s’effondre. C’est aussi simple que ça. On le voit déjà dans des pays comme la Corée du Sud, ou l’hypergamie, base idéologique du féminisme, en passant, ont produit un taux de natalité de 0.75. Un pays qui ne se renouvelle pas démographiquement n’a aucun futur et fait face à l’abysse, c’est une évidence.
Les hommes qui existent dans un cadre social sans réels prospects de reproduction détruisent la société, au mieux par leur inaction et donc manque de contribution sociale, au pire par un comportement carrément antisocial et destructeur. La “révolution incel” est moins un sujet de rigolade qu’une prédiction sérieuse. Sans culture de monogamie, nous régressons à un état primitif de pré-civilisation, où la compétition sexuelle occupe tout notre temps au lieu de l’effort collaboratif qui améliore la condition générale de tous.
Et maintenant pour le coup de grâce de cette synthèse : à cause de leur émancipation politique massive et presque universelle en Occident, les femmes modernes se retrouvent tout à coup libérées du joug oppressif de la culture monogame. Leurs instincts naturels de sélection sexuelle hypergame, à un moment où l’humanité est la plus accablée de mauvaise expression phénotypique à cause du modernisme et ses diètes dysgéniques, sont totalement libres de s’exprimer pleinement, sans conséquences sociales immédiates.
Puisque les femmes ne sont plus forcées de participer dans une culture de monogamie, et qu’il existe réellement un excès d’hommes peu attrayants pour elles, nous nous retrouvons avec un “marché sexuel” complètement déséquilibré et asymétrique, qui favorise pratiquement univoquement les femmes. Il faut bien le comprendre : cet instinct hypergame des femmes est par définition antisocial. C’est la force la plus destructrice pour la société qu’on puisse imaginer ; il défait littéralement la base la plus primitive de la civilisation.
Cet instinct, couplé avec les technologies modernes telles que les applis de rencontre et médias sociaux, qui permettent aux femmes de voir (et donc de trier) un nombre incalculable d’hommes, commence à éliminer d’énormes portions de jeunes hommes du marché de reproduction. Quand cet instinct est libre de s’exprimer pleinement, renforcé par la technologie de communication moderne, un enchaînement d’événements sur quelques générations suffit à envisager la fin du système social vieux de plus de 10,000 ans qui est la base de notre pays et culture.
Il signale la fin d’une ère prospère, où les instincts humains masculins et féminins étaient judicieusement refoulés ou renforcés, pour les canaliser dans la même direction et unir leurs forces pour créer une existence prospère.
Et cette conclusion n’est pas tirée de nulle part ; les taux d’accouplement et de natalité qui baissent sans cesse depuis quelques décennies en sont la manifestation. Avec chaque génération successive, les taux de natalité, et ensuite les taux de relations monogames à long terme ne cessent de dégringoler. La culture de coups d’un soir, de libertinage, de divorce, de sexe stérile pratiqué pour le plaisir en font tous partie.
L’hypergamie féminine, déchaînée et primitive, est en train de créer un énorme excès de jeunes hommes, qui se demandent franchement : “pourquoi me casserait-je le cul à bosser et à collaborer pour la maintenance de cette société qui ne m’offre rien en retour ?”.
Nous régressons à un stade primitif, un système social brutal et impitoyable qui est littéralement « pré-agriculturel », mais qui évolue dans un cadre moderne, technologique et industriel.
C’est plus qu’austère, c’est dystopique, et l’activisme politique qui se concentre sur des facteurs externes comme la race, la religion, le nationalisme ou le fascisme qui n’incluent pas un plan concret pour régler ce problème sont voués à l’échec : qu’importe de fermer les frontières et de remigrer des millions si nos femmes refusent tout simplement de faire naître la prochaine génération ?