Pourquoi les gens ne trouvent-ils pas l’Amour ? Eh bien, parce qu’ils cherchent mal : figurez-vous que, stupides comme ils sont, les normies cherchent l’amour chez les autres !
Vous ne pouvez pas ressentir les émotions de quelqu’un d’autre. Vous ne pouvez pas ressentir la peur de quelqu’un d’autre, ni le désespoir de quelqu’un d’autre, ni l’amour de quelqu’un d’autre, et cela s’applique à toute la gamme des émotions positives ou négatives. Il est tout simplement impossible d’expérimenter d’autres émotions que celles que vous ressentez vous-même. Vos émotions vous sont propres, et sont en quelque sorte « incommunicables ».
En revanche, ce qui est parfaitement possible et que vous pouvez facilement expérimenter, ce sont vos propres émotions : vous ressentez facilement l’amour qu’il y a en vous, de même que la peur, l’appréhension, l’ennui, la joie, l’excitation, etc…
Depuis que l’humanité a laissé des traces écrites, nous trouvons un nombre incommensurable d’écrivains, historiens, poètes, rhéteurs, qui parlent de la plus forte des émotions humaines : l’Amour (avec un grand « A »). On peut même considérer que devant tant de témoignages, il semble presque évident que l’amour a une origine « divine » – ou pour employer un terme plus métaphysique et plus précis – une origine « suprahumaine ». L’Amour semble provenir non pas de nous-même, mais d’une source supérieure et antérieure à vous. Et vous, dans tout ça, vous ressentez l’amour comme « votre » amour, mais il semble plutôt que nous soyons le réceptacle de cet amour plutôt que l’origine. L’amour a ceci de particulier, parmi les émotions humaines, qu’elle semble à la fois provenir de nous et en même temps s’imposer à nous, comme si elle venait de l’extérieur. Mais en aucun cas, nous ne ressentons de l’amour parce que nous en percevons chez l’autre : le fait que quelqu’un vous aime n’implique pas automatiquement que vous l’aimiez en retour, et inversement, le fait que vous aimiez quelqu’un n’implique pas automatiquement vous cette personne va se mettre à vous aimer ! Combien d’histoires, de livres, de romans, de pièces de théâtre n’ont-elles pas été écrites sur ce simple quiproquo ! Combien d’hommes se sont-ils lamentés parce qu’ils aimaient une femme qui ne les aimaient pas en retour ! Tous ces hommes étaient des normies : ils pensaient que l’amour se communique d’une personne à l’autre. Sauf que c’est faux. Ne soyez pas comme les normies qui pensent que l’amour des autres (ou l’amour chez les autres) engendre l’amour en eux. C’est ici la première raison pour laquelle les normies ne trouvent pas l’amour : ils cherchent à ressentir une émotion chez les autres au lieu de le chercher en eux-mêmes et au-delà d’eux-mêmes. Après avoir dit cela, je dois ajouter d’autres explications, car pour le moment, ma définition de « trouver l’amour » manque de précision.
Il y a donc également une deuxième raison pour laquelle les normies ne trouvent pas l’amour, et c’est probablement l’aspect le plus important : parce que la plupart des normies ne cherchent pas réellement l’amour.
Les normies appellent « amour » ce qui n’est pas réellement de l’amour. L’Amour n’est ni quelque chose d’attirant, ni quelque chose d’amusant, et encore moins quelque chose de « romantique ». L’amour relève davantage de l’épreuve qui forge le caractère que de la douceur de vivre, parce que cela consiste aussi dans le fait de rester avec quelqu’un même quand il (ou elle) va mal, est malade, est pauvre, etc… L’amour, c’est rester avec quelqu’un quand il est au plus bas. L’amour, c’est se sacrifier sans espoir de récompense.
Comprenez que les normies (et en particulier les femmes normies modernes), lorsqu’ils parlent « d’amour », cherchent en réalité quelqu’un dont ils peuvent se servir, dont ils peuvent profiter, qu’ils peuvent utiliser afin de faire passer leurs intérêts d’abord. Autrement dit, RIEN à voir avec l’amour.
La plupart des gens ne cherchent pas l’amour mais le plaisir d’être aimés. Ils veulent être « bien traités », ils veulent obtenir beaucoup en donnant très peu en retour. Dans la plupart des cas, ce que les normies appellent « amour » correspond (au mieux) à une gratification de l’Ego, à une forme positive d’émotion et à une augmentation (temporaire) de leur « estime de soi ». C’est aussi la raison pour laquelle, quand les normies n’obtiennent pas ce qu’ils veulent immédiatement dans une relation, ils se séparent. Parce qu’ils s’imaginent que, quand on est amoureux, on obtient toujours ce qu’on veut… si c’était aussi simple, pensez-vous que l’humanité ferait tant de cas de l’amour ?
Pour résumer cette idée, on pourrait dire que les normies ne trouvent pas l’amour parce qu’ils ne comprennent pas les sacrifices que l’amour implique.
Bon. Maintenant qu’on a dit ça, nous devons régler un problème qui survient juste après cette réalisation : pourquoi voudrais-je d’une relation dans laquelle je dois me sacrifier et dans laquelle je dois tout donner sans attendre de réciprocité ? Si c’est cela l’amour, est-ce que cela vaut la peine ?
Je vous réponds honnêtement : si vous ne comprenez pas que l’amour comporte une part de sacrifice, alors l’amour n’est pas pour vous. C’est parce que vous cherchez à être aimé plutôt qu’à aimer. Ou pire encore : c’est parce que vous cherchez à ce qu’une autre personne comble vos besoins et vos désirs. Spoiler : personne, aucune femme au monde ne vous comblera totalement, de toute façon.
Bref, voilà pourquoi les normies ne peuvent pas trouver l’amour : parce qu’ils le cherchent chez les autres, c’est-à-dire dans l’expérience d’être aimé par les autres, alors que l’amour ne peut être expérimenté que lorsqu’il « sort de vous-même » dans la mise en œuvre d’un sacrifice conscient pour le bien de la personne aimée.