La subordination, la dépendance, l’asservissement, la soumission, sont toujours des choix personnels. Rien ni personne ne peut te contraindre à l’infériorité, toi seul peux le faire. Toi seul accepte. Ta manie de blâmer les autres et de te plaindre prouve hors de tout doute que tu n’as pas compris ce principe. Un homme ne dépend pas d’une entreprise, de la société, d’un État, d’une économie, d’une sociologie, il n’est pas limité par une hiérarchie ou un patron ou un partenaire ou sa famille, mais bien par sa peur.
La dépendance, c’est la peur. La dépendance, la subordination, n’est pas liée à un contrat, à un rôle ou à l’appartenance à une classe sociale. Être subordonné, c’est la conséquence d’une perte de dignité. C’est le résultat d’un aplatissement de l’être. Cet état intérieur, cette dégradation prend dans la société la forme d’un emploi, l’aspect d’un rôle subalterne. Cette dépendance résulte d’un esprit réduit en esclavage par des peurs imaginaires. La subordination est l’effet visible de la renonciation à la liberté.
La subordination est une maladie de l’être ! Elle naît de son inachèvement. Être subalterne signifie cesser de croire en soi. Être subalterne, c’est cesser de rêver, de croire, de vivre, de penser, d’agir, de comprendre, d’aimer. Dans la vie, il n’y a qu’un seul moyen de perdre : cesser d’avoir confiance en soi !
Comme des millions d’hommes, tu t’es caché dans les replis d’organisations nécrosées. Tu as troqué la liberté pour une poignée de certitudes illusoires. Le moment est venu pour toi de sortir de ton hypnose, de ta vision infernale de l’existence.
La subordination est la négation de la vie. La subordination est le masque qui sert aux hommes à cacher leur manque de liberté, leur abandon de la vie.
L’univers entier est parfaitement affluent, c’est une corne d’abondance d’où se répand tout ce que peut désirer le cœur de l’homme. Dans un tel univers, on ne saurait craindre le manque, le rejet, la pénurie, le besoin. Seuls les hommes comme toi, pris au piège de la peur et de l’incertitude, peuvent être pauvres et perpétuer la subordination et la misère.
Être pauvre signifie ne pas être conscient de ses propres limites. Être pauvre signifie avoir cédé son droit de créateur en échange d’un travail qu’on n’aime pas et qu’on n’a jamais vraiment choisi. Tu dois faire ta révolution ! T’insurger contre toi-même ! Ait la volonté de t’affranchir, de t’affranchir de toutes tes limites !
Tu es le seul obstacle à tes désirs.
Pour renaitre, un homme doit d’abord mourir. Mourir signifie faire basculer sa propre vision. Mourir, c’est disparaître d’un monde trivial où domine la souffrance pour reparaître dans un ordre supérieur.
Tout ce qui a lieu en dehors de toi ne se manifeste pas sans ton aval. Autrement dit, le moindre évènement de ta vie traduit exactement ta volonté.
Les gens meurent autour de toi parce que tu meurs intérieurement. Un être cher disparaît pour te faire comprendre que ta vision mortelle de la vie est à l’origine même de tous tes soucis. Tu ne dois pas laisser ton manque de compréhension et ton apitoiement sur toi-même gaspiller le sacrifice de quelqu’un. Tout fait particulier, tout évènement pouvant t’aider à te comprendre et à te connaître est toujours bienfaisant même s’il t’est insupportable.
Tu mens sans arrêt. Ton passé est le reflet de ton hypocrisie et de ton imagination malade.
Le moindre changement en toi projette un passé tout à fait différent. Le « maintenant » est en réalité le seul instant de la vie physique qui te permet vraiment de rectifier le passé. Un seul changement dans ta nature suffit à faire de toi un être différent habitant un monde différent. Tu te leurres en pensant que tu es toujours la même personne avec le même passé parce que tu es sincèrement convaincu d’être la même personne avec le même passé !
La plus infime modification de tes états intérieurs entraîne la modification de ton passé, de ton avenir, et de l’univers tout entier. Ce passé que tu crois avoir bel et bien vécu et qui te semble si familier n’est rien d’autre qu’une expérience imaginaire que tu fais naître à cet instant précis.
Tu dois te souvenir de ceci : tout le possible est présent dans le maintenant !
Nul ne peut jamais prévaloir sur les autres ! L’idée de prévalence sur autrui est une illusion, un préjugé de la vieille espèce humaine conflictuelle, prédatrice, perdante. Ce que tu reçois comme un sentiment de mort est l’asphyxie d’une humanité qui mue, d’une espèce au bord du gouffre, contrainte de renoncer à ses superstitions, aux vieilles astuces qui ne fonctionnent plus.
Dès leur prime enfance, les hommes apprennent à vivre dans les zones les plus désertes de l’être. Si on leur met sous les yeux quelque chose de grandiose ou qui, simplement, excède les limites de leurs visions, ils s’y opposent et tentent de l’amoindrir pour l’ajuster à la minuscule contenance de leur conscience.
Devant les épreuves de la vie, tu n’as rien trouvé de mieux jusqu’à présent que de t’étourdir de travail ou de chercher refuge dans le sexe, le sommeil, les écrans, les autres, les idées, les sensations, le manger et le boire, le plaisir et le divertissement.
Ployer sous le joug des évènements désagréables et des malheurs, les prendre très au sérieux, cela équivaut à renforcer une représentation tragique du monde et à en perpétuer les occurrences.
Alors, qu’est-ce que tu aurais dû faire ? Si un homme accueille autrement ce qui lui arrive, ce changement d’attitude modifiera au fil du temps la nature même des évènements auxquels il doit faire face.