Édito de rentrée : conservez votre attention comme la prunelle de vos yeux !

Chers lecteurs, chers amis. Pour cet article de rentrée, j’ai envie de vous parler de mes vacances, des activités que j’ai menées, et de ce que vous pouvez en tirer pour votre propre bénéfice. 

J’ai passé trois semaines dans la Capitale du Monde (« Caput Mundi »), Rome, comme chaque été. Après une année difficile et un petit passage dépressif lié à une mauvaise expérience, j’avais grand besoin de prendre ces vacances bien méritée et de me « recentrer ». C’est avec grand plaisir que je vous annonce que j’y suis parvenu, au prix de quelques expériences et de quelques exercices qui m’ont permis de reprendre du poil de la bête. C’est de ces exercices dont je souhaite vous parler ici, afin que vous les appliquiez à votre tour, pour affronter cette rentrée dans les meilleures conditions. 

La première et plus importante « mission » que je m’étais donné à moi-même pendant mes trois semaines de vacances, consistait à reprendre le contrôle de mon attention. J’avais pris connaissance, quelques temps avant de partir, d’une étude intitulée « Blocking mobile internet on smartphones improves sustained attention, mental health, and subjective well-being », selon laquelle interrompre l’accès à internet sur smartphone pendant deux semaines (tout en conservant appels & SMS) améliore la santé mentale, le bien-être et la capacité d’attention. Certes, il n’y a pas besoin d’une étude pour réaliser cela, mais cette étude m’a donné envie de m’appliquer sérieusement à une « dopamine détox ». Pendant trois semaines, je n’ai consulté mon téléphone que 5 minutes maximum par jour, sans consulter aucun réseau social d’aucune sorte. Je n’ai regardé par ailleurs, dans le reste de mes journées, aucun écran d’aucune sorte : pas de téléphone, mais aussi pas d’ordinateur, pas de tablette, pas de télévision. Après l’avoir fait, je vous confirme qu’une telle pratique est réellement très bénéfique pour l’attention. Je ne vous cache pas que pendant les deux premières semaines, justement, on ressent quand même un certain « manque », ou plutôt une certaine gêne, issue du réflexe consistant à vouloir prendre « mécaniquement » et « automatiquement » son téléphone dans sa main, mais au bout d’un moment, on se sent réellement mieux. Bien sûr, il est plus facile de se livrer à cet exercice quand on est en vacances, mais si vous pouviez essayer à votre tour de consacrer votre mois de septembre (au moins les deux premières semaines) à minimiser l’utilisation de votre smartphone, vous retrouverez également votre capacité d’attention et un meilleur état d’être. 

La deuxième mission – en lien direct avec la première – que je m’étais fixé, consistait à passer le plus de temps possible dehors, directement en plein soleil, et dans la nature. J’ai donc passé des journées entières à marcher dans la nature ou dans des parcs (et la région de Rome est parfaite en cela, avec en « bonus », des ruines de l’époque antique à peu près partout). Du fait de la vie moderne, nous passons l’essentiel de notre temps assis, ce qui n’est pas notre état naturel, qui consiste plutôt à se mouvoir régulièrement mais non-intensivement (il ne s’agit pas de faire du sport tout le temps, mais simplement de bouger). La marche est tout autant bénéfique pour le corps qu’elle l’est pour l’esprit. On pense mieux quand on marche que lorsqu’on est assis. Et par « penser mieux », je veux dire qu’on pense à la fois plus longtemps, plus lentement, plus profondément, et de manière moins « saccadé », c’est-à-dire que les pensées s’enchaînent plus naturellement les unes aux autres quand elles ne sont pas interrompues par les notifications et autres messages ou courriels.

La troisième mission était une sorte de dérivée de la deuxième, en ce qu’elle consistait à avoir une activité physique modérée. L’idée étant de retrouver contact avec mon corps. Mais en réalité, on ne « perd » jamais « contact » avec son propre corps, puisque nous sommes notre corps. Pour être plus précis, je veux dire par là que l’idée consistait à déplacer mon attention (qui se trouvait trop dans la tête et le mental) vers le centre du corps (le haut du corps, la zone du cœur et de la cage thoracique). Pour cela, rien de mieux que de pratiquer l’un des meilleurs sports possibles : la natation. C’est ainsi que j’ai passé de nombreuses journées à la piscine, à faire constamment des longueurs. Mais en faisant cela sans me précipiter, ni m’épuiser : juste nager d’un bord à l’autre de la piscine pour le plaisir de le faire. Pas de chrono, ni d’objectifs, ni de vitesse. La natation est un sport complet qui sollicite presque tous les muscles du corps (si je ne dis pas de bêtises ? Les Go-Muscu me corrigeront), et si vous avez une piscine municipale ou privée près de chez vous, cet article a pour objectif de vous encourager à vous y rendre régulièrement (+ bonus : il y a un certain nombre de jolies jeunes filles qui pratiquent également la natation et avec qui vous pouvez faire connaissance, d’autant plus que dans un lieu comme une piscine, vous pouvez directement les voir en maillot de bain, ce qui permet de constater leur valeur sur le marché sexuel bien plus directement que vous ne pouvez le faire dans les autres lieux de rencontre). Par ailleurs, j’ai également fait un peu de « palestre » en salle de sport (Italien « fare palestra » : « faire de la musculation », j’aimerai bien que le mot « faire palestre » devienne une véritable expression française), mais vraiment de manière très légère, en « touriste » j’ai presque envie de dire. Juste histoire de soulever un truc lourd par-ci par-là, un jour sur deux ou sur trois. En revanche, je n’ai absolument pas fait de yoga en trois semaines. Je considère la marche, la natation et la musculation comme suffisantes, sans ajouter un quatrième type de pratique, parce que je ne souhaitais pas non plus me surcharger (car c’était quand même les vacances bordel !). 

La quatrième mission – qui est elle aussi un dérivé de la troisième ! – consistait à reprendre contact avec l’élément central du corps : la respiration. En effet, la respiration humaine, contrairement à la respiration des animaux, possède l’unique (et divine) qualité de pouvoir être contrôlée directement. Ainsi, vous qui lisez ces lignes en ce moment même, vous pouvez directement prendre conscience de votre respiration et respirer « en mode manuel » simplement parce que je viens de vous y faire penser. Cet élément de physiologie n’est pas un hasard et est directement lié à toutes les précédentes missions que je viens d’évoquer : votre attention, votre corps, et votre respiration, sont les trois éléments qui vous permettent de prendre le contrôle total de votre état d’être. Le fait de pouvoir contrôler directement notre respiration, à l’inverse de tous les autres êtres vivants, est précisément ce qui fait de l’homme un être particulier dans la manifestation universelle. Je dirais presque que c’est la preuve du divin en l’homme, ou de la présence de Dieu dans l’homme, si je voulais pousser un peu plus loin ma démonstration. Le fait de pratiquer des exercices de respiration est un formidable moyen de demeurer dans l’instant présent (l’éternel « ici et maintenant ») et de ne faire qu’un avec sa conscience, sans s’égarer dans les pensées (c’est-à-dire le « mental »). Pour cela, je pratiquais tous les soirs ou presque environ 20 minutes de respiration « Wim Hof », que je vous invite à essayer (plus d’informations ici, mais vous pouvez chercher sur YouTube des exercices de respiration « Wim Hof » guidées pour débutant en anglais ou en français). Bien que vous puissiez pratiquer de telles respiration le matin, je vous invite plutôt à pratiquer le soir juste avant d’aller vous coucher. Vous dormirez comme un bébé, apaisé, serein, et très légèrement euphorique, ce qui vous permettra de vous lever le lendemain avec l’esprit clair et détendu. 

La cinquième est dernière mission – qui était de loin la plus difficile pour moi – consistait à demeurer dans un état de Brahmacharya le plus complètement possible. L’état de « Brahmacharya » désigne plusieurs séries de choses et de pratiques, que l’on peut résumer par la modération, la maîtrise de soi et, traditionnellement, la chasteté ou le célibat. C’est-à-dire aucune activité sexuelle d’aucune sorte, pas même en pensées, afin de demeurer aussi pur et chaste que possible. L’idée étant, comme l’indiquent de nombreuses traditions ésotériques de cultures et de civilisations différentes, qu’on ne peut se rapprocher du divin qu’à mesure que l’on se détache de notre nature humaine, charnelle, sexuelle, animale, terrestre. La pratique de l’état de Brahmacharya inclut des éléments évidents et (relativement) facile comme le fait de ne pas avoir de relations sexuelles, ni d’activités masturbatoires, ni d’éjaculation. Ces éléments représentent les aspects les plus extérieurs du célibat et de la chasteté. Mais il y a aussi les éléments intérieurs, qui sont à mon sens les plus difficiles : ne pas avoir de pensées liées au sexe, au corps, aux femmes, à la sensualité, etc… C’est-à-dire qu’il faut demeurer constamment dans cet état « asexuel » en esprit. Et c’est là que la pratique devient ardue. A titre d’exemple, lorsque j’étais à la piscine, il était difficile de ne pas regarder les femmes en maillot de bains de manière « sexualisante ». De même, dans les rues de Rome, en me promenant, il était difficile de ne pas regarder les belles femmes. Essayez, et vous constaterez par vous-même. Ne pas se laisser distraire par la beauté d’une femme est plus difficile qu’on se l’imagine. J’ai essayé autant que possible de demeurer totalement pur et chaste en pensées, de ne pas avoir la plus infime pensée tournée vers une femme ou des femmes. C’était assez difficile au début, mais plus les jours avançaient, plus j’arrivais à me concentrer et à retrouver mon attention.

J’ai effectué toutes ces activités dans un seul et unique but : retrouver ma Kundalini, l’énergie sexuelle. Je ne suis encore qu’au début du chemin, j’ai encore plusieurs mois de pratique devant moi, mais ces trois semaines de pratiques et d’exercices divers m’ont beaucoup aidé à démarrer du bon pied, de manière saine et sereine. En effet, toutes les pratiques que j’ai mentionnées et que je vous invite à effectuer de votre côté pour ce mois de septembre (contrôle de votre dopamine et « détox » d’internet et des réseaux sociaux, marche dans la nature, natation et/ou musculation, activités de plein air, bain de soleil si possible, sport et activité physique, respiration, rétention séminale, restriction sexuelle et Brahmacharya) ont pour objet de vous permettre de vous recentrer sur vous-même et de récupérer (ou maintenir) votre plus grand pouvoir : votre attention masculine.

En effet, je tiens à rappeler dans cet article que l’attention d’un homme – et plus généralement, l’attention masculine des hommes en général – est la première source d’énergie de notre monde, à la fois sur le plan matériel et virtuel. Sur le plan matériel d’abord, rappelez-vous que tous les objets mobiliers ou immobiliers qui vous entourent, et sur lequel votre regard s’est posé à chaque instant de votre vie, a d’abord existé dans l’esprit d’un homme. Parce qu’un homme a concentré sur attention sur une chose, un projet, un objet, et lui a ensuite donné une existence physique, tout ce qui existe a d’abord existé à l’état « d’attention masculine ». La maison ou l’immeuble dans laquelle vous habitez, votre ville entière, tous les objets que vous possédez, ont d’abord existé à « l’état causal » dans le mental d’un homme. N’oubliez pas non plus que vous possédez ce même pouvoir créatif, et que vous pouvez « faire exister » ce sur quoi vous portez votre attention. Imaginez ce formidable pouvoir lorsqu’il est bien utilisé ! 

A l’état virtuel également, l’attention masculine est en quelque sorte le « moteur immobile » qui fait tourner internet sur lui-même et qui le fait fonctionner, à chaque seconde. A commencer évidemment par les premières consommatrices d’attention masculine : les femmes. Qu’elles le reconnaissent ou qu’elles le nient importe peu, les femmes ne peuvent pas vivre sans l’attention d’un homme (et par l’effet des réseaux sociaux, sans l’attention de plusieurs hommes). L’attention masculine est une drogue dure, l’élément vital aussi précieux et indispensable que l’oxygène, pour les femmes. Sans attention, les femmes cessent d’exister (littéralement). Les femmes se mènent entre elles une guerre terrible et cruelle, sans la moindre pitié, pour obtenir le plus d’attention possible de la part du plus grand nombre d’hommes possible. N’oubliez jamais cela. Votre attention est aux femmes ce que l’épice est à l’univers de Dune : sans elle, tout voyage, donc toute communication entre les êtres vivants, est impossible. Votre attention masculine est très précieuse, infiniment plus précieuse que ce que vous vous figurez. C’est pourquoi vous devez non seulement la cultiver, mais aussi la conserver et la diriger avec une très grande prudence et une intense concentration. Avec votre attention (votre énergie créatrice mentale) soutenue par votre énergie sexuelle (correctement canalisée), vous disposez d’un pouvoir d’action sur le monde dont vous ne soupçonnez pas la puissance (créatrice ou destructrice, selon l’usage que vous en ferez, et qui ne dépend que de vous). 

Je vous dis cela également car nous approchons maintenant assez rapidement de l’année 2027, et donc des élections présidentielles. Et donc, des forces absolument colossales vont se mettre en mouvement pour capter la moindre seconde de votre attention quotidienne. Il est impératif que vous ne partiez pas à la dérive et que vous conserviez votre attention sur ce qui vous intéresse réellement (quels que soient vos centres d’intérêts) et que votre attention ne soit pas « capturée » par des programmes, des idéologies, des publicités, des femmes, de la pornographie, des évènements, des émotions, des idées, des partis politiques, des méga-corporations multinationales, des intérêts financiers ou politiques, ou des conflits religieux, raciaux ou sexuels. 

A partir de cette rentrée, et pour les mois et années à venir, faites-vous une promesse à vous-même et poursuivez cette quête qui consiste à ne faire qu’un avec vous-même avec responsabilité et sagesse :

CONSERVEZ VOTRE ATTENTION COMME LA PRUNELLE DE VOS YEUX !