Golden Age Mindset. VII

S’observer soi-même, c’est s’auto-régénérer.

L’homme n’a besoin de rien qui lui vienne du dehors, ni nourriture, ni connaissance, ni bonheur, ni relations, ni fortune. Le premier droit de l’homme, c’est le droit de ne dépendre de rien qui soit extérieur à lui. L’homme peut trouver en lui-même sa nourriture, se nourrir de son intelligence, de sa volonté, de sa lumière, de sa conscience de soi.

La victoire porte le nom d’intégrité. Le dessein de l’homme, son but, c’est l’intégrité, c’est-à-dire l’unité de l’être. Le corps est la partie la plus visible de l’être. L’intégrité de l’être est une victoire qui se remporte dans nos cellules mêmes. Notre corps est notre champ de bataille.

Tu dois élargir ta vision jusqu’à ce que la lumière de ta conscience submerge ton corps avec tous ses organes, ses muscles, ses fibres et ses cellules, et jusqu’au dernier de ses atomes. Quand la conscience s’enclenche, tout devient possible. Avoir conscience de soi renferme tous les principes et toutes les forces nécessaires à l’établissement du paradis sur terre.

Il n’y a de guerre plus sainte que celle qui mène à la victoire sur soi ; il n’y a de victoire plus grande que le dépassement de ses propres limites. L’intégrité est une guérison de l’être. Elle exige le renversement de certitudes millénaires, la transformation des émotions négatives et des pensées destructrices, l’atteinte de la maitrise de soi, le contrôle de l’alimentation, du sommeil, de la respiration.

Le sommeil est un ersatz de la respiration, un expédient que le corps a inventé pour se libérer, ne serait-ce que quelques heures, d’une respiration oppressée, difficile. Rien ne nous est plus intime et en même temps plus étranger et plus mystérieux que notre propre respiration. Les créatures que nous sommes vivent dans un océan d’air. Nous sommes plongés dans cet élément, chaque centimètre carré de notre corps subit la pression d’un univers éthéré, mais la quantité d’oxygène qui pénètre dans nos poumons est insuffisante. L’homme respire une quantité d’air dix fois moindre que celle dont il a besoin. Cet état de quasi-apnée à laquelle l’homme s’est condamné est une sorte de « sous-respiration ».

La conséquence de cet étrange phénomène est que certaines parties vitales de l’organisme manquent d’oxygène et sont sous-alimentés. L’homme devrait s’adonner quotidiennement à plusieurs heures de respiration intense, profonde et complète. Il faut arrêter de se comporter comme si l’oxygène était lourdement taxé ou comme s’il était l’un des biens les plus rares et les plus couteux de la planète.

Une respiration profonde ne peut être un effort mécanique, elle doit être le fruit d’un effort délibéré.

Plus ample est la respiration de l’homme, plus riche est sa réalité. Si tu veux changer ton destin, tu apprends à respirer, tu consacres du temps à ta respiration.

Pour mériter un destin individuel, pour être le héros d’une grande aventure personnelle, l’homme doit s’assurer de trois choses : une respiration profonde et consciente, la frugalité de ses habitudes alimentaires et sexuelles, et la diminution de ses heures de sommeil. Tous ses efforts doivent aller en ce sens.

Les gens s’endorment exactement comme ils souhaitent mourir : soudainement. Mais toi, quelle que soit l’heure et peu importe la longueur de ta journée et la durée de ta bataille, tu t’assures d’aller « dormir en état de veille ». Celui qui ne sait pas gérer son énergie tombe d’épuisement sa journée finie, plus mort que vif. Mais toi, si tu dois absolument dormir pendant quelques minutes, tu envisages le sommeil en homme éveillé. Cela t’aide à ne pas être avalé par le gouffre de l’enfer.

Quand tu sais que le sommeil est la représentation de la mort, tu ne peux plus le vivre de la même manière. De toute façon, par quelque moyen que ce soit, tu ne permets jamais à personne de te voir dormir. Tu t’exerces à l’art de veiller ! Un guerrier sait que se laisser surprendre dans son sommeil, c’est montrer sa vulnérabilité, c’est consentir à ce qu’on l’attaque et qu’on le frappe mortellement.

Par des techniques tel que le jeune et la respiration, grâce à une nouvelle façon de voir, de nouvelles idées et des efforts particuliers, un homme peut se transformer et transformer la réalité qui l’entoure ; il peut mettre fin à son inachèvement, à sa dualité et à sa mortalité pour devenir un individu entier, harmonieux, immortel.

Chaque privation, chaque effort que nous consentons à la frugalité nous prépare à fuir les enfers du monde ordinaire, nous débarrasse des dépôts psychologiques accumulés au fil des ans.

En général, l’homme ne peut comprendre les signaux qui annoncent et accompagnent une activité purificatrice. L’humanité ordinaire lit ces signaux à l’envers et au lieu d’y voir des symptômes de guérison, elle y perçoit des maladies réelles. Nul ne veut affronter la difficulté de l’effort. Pour cette raison, on interrompt la pratique de l’abstinence au moment même où elle commence à produire des résultats !

Renoncer délibérément à un seul gramme de nourriture, à une seule minute de sommeil, à une seule pensée sexuelle, est d’une extrême importance : cela peut renverser toutes les certitudes d’un homme, perturber leur équilibre factice. L’absence de la maladie, de la vieillesse et de la mort est un droit de naissance et un état naturel de l’homme.

La conquête de la maitrise de soi exige des entrainements et une discipline devant faire émerger la « lie psychologique ». Ce processus est essentiel pour découvrir nos blessures intérieures et pour chasser les replis de l’être toutes les ombres qui nous surveillent.

La nourriture, le sommeil, le sexe, la maladie, la vieillesse et la mort ne sont que de mauvaises habitudes mentales, et rien de plus. Tu dois t’en débarrasser.

Ton corps est un champ de bataille. Chacune de tes victoires sur l’excès de nourriture et chaque instant soustrait au sommeil et au sexe seront pour toi des victoires sur la mort. La mort physique est immorale, antinaturelle, inutile.

Le manque de modération dans la nourriture, le sommeil, le sexe et le travail est la principale raison de nos baisses de vitalité et d’énergie.

Meurs moins !

L’homme meurt intérieurement des milliers de fois par jour. Nos états affectifs, nos idées noires et nos émotions négatives n’ont de cesse de s’entremêler et de se reproduire en distillant un lent poison qui finit par nous tuer. Nous ne savons peut-être pas par où commencer pour vivre éternellement, mais cet aphorisme « meurs moins » nous assure que nous pouvons certes moins mourir.

Mange moins, dors moins, respire mieux, et meurs moins.