Marché sexuel et effondrement du taux de natalité.

Dans cet article, je souhaite vous proposer une approche masculiniste du problème de l’effondrement des taux de natalité dans de nombreux pays du monde. Je pense que les couples font de moins en moins d’enfants parce que les conditions actuelles du marché sexuel ont été bouleversées à un point qui affecte maintenant de manière visible et durable la natalité. 

La modification du marché sexuel s’est amplifiée avec le développement des réseaux sociaux. Ces derniers ne sont plus que des « chambres d’écho » où les algorithmes ne font qu’afficher vos convictions préexistantes. Par exemple, si vous êtes une femme féministe, on vous proposera de plus en plus de contenus de gauche, de plus en plus féministes. Cela vous procure une poussée de dopamine et cela renforce à chaque fois votre conviction et vos idées sous-jacente. Et Dieu sait à quel point les femmes sont influençables et victime de la « pensée de groupe ». Beaucoup de gens (moi inclus) pensent que les réseaux sociaux constituent une raison pour laquelle il existe un fossé politique grandissant entre les hommes (qui tendent à droite) et les femmes (qui tendent à gauche), et que cela contribue fortement au fait que les hommes et les femmes ne vivent plus ensemble et ne fassent plus d’enfants. 

La technologie a facilité la promiscuité féminine, je pense que je n’ai pas besoin de vous expliquer en quoi Tinder et les applications de rencontre ont considérablement modifié l’état du marché sexuel, j’ai déjà copieusement écrit à ce sujet. Les applications de rencontre ont créé une fluidité dans le domaine des rencontres, transformant celles-ci en un marché sexuel à échelle mondiale, et non plus en un marché local se déroulant uniquement dans votre petite ville. Ces applications ont également rendu plus anonyme le choix des partenaires, car autrefois, une femme ayant une vie sexuelle active se forgeait une « réputation », ce qui était embarrassant pour elle. Mais avec les applications de rencontre, on peut simplement passer la nuit avec un mec qui habite plus loin sans que personne ne le sache. 

Mais le développement des réseaux sociaux, s’il a fortement contribué à diminuer la « friction » sur le marché sexuel, n’est pas la principale explication. Les réseaux sociaux expliquent « comment » le marché sexuel s’est modifié, mais ils n’expliquent pas « pourquoi ». Le « pourquoi » est à rechercher dans le phénomène sociétal qui a eu le plus d’impact sur les relations hommes-femmes : le féminisme. Au cours de son évolution historique et idéologique, le féminisme est passé de « l’égalité des droits » à « l’égalité de résultats » (autrement dit, de l’égalité formelle à l’égalité réelle). 

« L’égalité de résultats » consiste à promouvoir des mécanismes tels que les politiques de diversité, d’équité et d’inclusion (« DEI ») et autres « quotas » basés sur le « genre ». Mais les « quotas » qui visent à « féminiser » un métier ou un secteur ne peuvent aller à l’encontre des lois de la nature. En effet, la raison pour laquelle les hommes gagnent plus (et travaillent plus) que les femmes, est en réalité une question de marché sexuel. 

Je m’explique : Les hommes travaillent plus, et gagnent plus, que les femmes, parce qu’ils veulent vraiment gagner de l’argent ; ils veulent de l’argent pour impressionner les femmes, alors que les femmes n’ont tout simplement pas cette motivation, car elles n’ont pas besoin d’argent pour attirer les hommes. Il y a là un déséquilibre. Autrefois, les hommes travaillaient très dur pour gagner de l’argent afin de séduire les femmes. Le travail était le « domaine réservé » des hommes tout au long de l’histoire de l’humanité. Et les hommes bénéficiaient d’un privilège dans ce domaine, car ils étaient physiquement plus forts et plus intelligents. Ils faisaient de meilleurs dirigeants, et les dirigeants gagnent plus d’argent. Les hommes avaient donc naturellement un privilège dans le monde du travail. Les femmes sont moins enclines à vouloir gagner beaucoup d’argent, parce que ce n’est pas de cette manière qu’elles se font sélectionner par les hommes. Le « levier » des hommes sur le marché sexuel, c’est l’argent. Mais le « levier » des femmes sur le marché sexuel… eh bien… c’est le sexe lui-même…

Si on établit un lien entre le domaine économique et financier (la volonté des hommes de disposer de beaucoup d’argent) et le domaine socio-sexuel (la volonté des femmes d’utiliser leur agentivité sexuelle), on peut établir un « spectre » des relations possibles, qui va d’une situation extrême à une autre. Sur ce spectre, d’un côté, on trouve la prostitution pure, et de l’autre, le mariage. Et en parcourant le spectre, on trouve toutes les situations intermédiaires possibles. Dans tous les cas de figure, le rapport homme-femme n’est qu’une variation d’un seul et unique « contrat social », qui consiste en un échange de sexe (et donc, de procréation) en échange de ressources. Cela n’est pas propre à l’humanité : l’ensemble des mammifères procèdent ainsi (c’est la loi de Briffault : « la femelle, non le mâle, détermine toutes les conditions du partenariat animal. Si la femelle ne peut tirer aucun bénéfice de l’association avec le mâle, cette association n’aura pas lieu »). Ainsi, quel que soit la nature fondamentale d’une relation, et même s’il s’agit d’un mariage strict, civil et religieux, la nature transactionnelle des relations existe toujours et détermine toujours les conditions d’une association entre un homme et une femme, quel que soit le pays et la société et le niveau de richesse. 

Sur le plan plus purement sexuel, les hommes désirent le sexe plus que les femmes. Et il y a là un déséquilibre et une asymétrie entre l’offre et la demande. Ainsi, les hommes fournissent des ressources pour avoir accès au corps des femmes. Et dans la prostitution, c’est sous sa forme la plus immédiate. Quant au mariage, cela passe par des éléments différents, qui révèlent finalement la même chose, à savoir la capacité d’un homme à subvenir aux besoins d’une femme d’une manière ou d’une autre. Sauf que les femmes modernes n’en ont plus grand-chose à faire de la capacité financière de la plupart des hommes. Les femmes se disent qu’elles peuvent gagner leur vie toutes seules. Elles se disent que finalement, elles n’ont pas « besoin d’un homme », ni « besoin de se marier ». Au final, si une femme se marie avec quelqu’un et que cet homme ne gagne pas plus d’argent qu’elle ou ne lui apporte pas de ressources d’une manière ou d’une autre, l’homme doit alors être meilleur que la femme d’une manière ou d’une autre pour qu’elle décide de s’engager avec lui (c’est le fonctionnement de base de l’hypergamie). 

C’est ainsi que les sphères économique et sociale sont liées par la prise de conscience que tout ce qui se passe entre les hommes et les femmes relève d’une forme de prostitution, et que les hommes jouissent d’un privilège masculin dans la sphère économique (contrôle sur l’argent) tandis que les femmes bénéficient d’un privilège féminin dans la sphère sociale (contrôle sur le sexe). 

Le privilège féminin par nature, presque par définition, c’est le sexe lui-même. Le pouvoir des femmes dans la vie, dans la société, dans tous les pays, est commun à toutes les femmes, c’est leur sexualité. Une femme peut tout avoir via sa sexualité, à commencer par de l’argent, comme le démontre le fait de pouvoir monétiser son attractivité sexuelle via onlyfans (ce que de plus en plus de jeunes femmes décident de faire). 

Ce privilège féminin (c’est-à-dire ce déséquilibre entre l’offre et la demande de sexe sur tout marché sexuel local ou global) conduit à un transfert de richesse constant, des hommes vers les femmes. Cela est particulièrement évident dans les divorces. Mais même en dehors de cela, les « dates » constituent également un transfert de richesse des hommes vers les femmes. Les « dates » sont une forme douce de prostitution, car ce sont les hommes qui paient les « frais de rencontre », si on peut le dire ainsi. En général, on peut affirmer que les hommes financent les femmes. C’est parce qu’ils ont ainsi accès aux corps des femmes. 

Les féministes ayant milité pour « l’égalité de résultats » sur le plan économique, elles ont donc contraint toutes les femmes à occuper des postes pour lesquels elles étaient moins qualifiées que les hommes en général. Le problème, avec « l’égalité » que les femmes revendiquent, c’est qu’il s’agit d’une égalité uniquement dans le domaine économique. Les féministes ayant (volontairement) ignoré le domaine social (et donc, sexuel).

Alors, en quoi consiste « l’égalité » dans le domaine social, où les femmes bénéficient d’un privilège sexuel ? Eh bien, tout simplement, à ce que chaque homme et chaque femme, quel que soit son niveau socio-économique ou son niveau d’attractivité, puisse trouver un partenaire. Autrement dit, l’égalité en ce domaine consiste à implémenter une société dans laquelle le mariage doit être le but de toute relation, dans laquelle les deux parties ne couchent avec personne à moins d’être mariées. Et les deux parties devraient rester vierges jusqu’au mariage. De cette manière, on crée une « égalité » où chacun trouve son égal parmi les deux sexes. Actuellement, il y a une immense inégalité au sein du « marché sexuel » entre les hommes et les femmes. Tandis que lorsqu’il n’y avait qu’un « marché du mariage », le « marché économique » et le « marché socio-sexuel » étaient en quelque sorte combinés en un seul et unique marché des rencontres. 

Ainsi, lorsqu’un homme se demande s’il doit épouser une femme, il ne se contente pas d’évaluer son apparence physique, son attractivité sexuelle, mais il évalue également les capacités d’une femme à être une bonne mère, et à faire des enfants. Et lorsque l’on sépare ces questions en créant un simple « marché sexuel », les hommes couchent avec n’importe qui car cela comporte bien moins de risques et c’est bien plus agréable pour eux. Les femmes, quant à elles, prennent davantage de risques dans les relations à court terme. Elles sont donc moins enclines à s’engager. Cela confère aux femmes un pouvoir considérable sur ce marché des rencontres éphémères. Ce découplage a donc engendré de nombreuses conséquences imprévues et des problèmes dans nos sociétés modernes. 

Je reviens donc ici aux applications de rencontre. Dans l’ensemble, ces applications ont considérablement réduit la « friction » du marché. Ainsi, une fille 5/10 peut désormais être mise en relation avec les hommes les plus attractifs, sur un marché désormais mondialisé. Et même si une femme peut penser qu’elle a la chance de sortir potentiellement avec un homme de haut statut, d’un niveau bien supérieur au sien, ce qu’elle ne réalise pas, c’est qu’elle n’est qu’une conquête parmi d’autres, du point de vue de l’homme Alpha. Les hommes au sommet du marché sexuel disposent désormais d’une telle liberté de choix – grâce à ce marché sexuel libre – qu’ils peuvent se constituer de véritables « harems » et avoir des centaines de filles qui sont, en substance, leurs concubines. On se retrouve donc face à un marché sexuel mondialisé, déséquilibré, où « le premier rafle tout ». Et cela ne fonctionne pour aucun des deux sexes, car ces femmes passent leurs meilleures années, la vingtaine, à courir après ces hommes en pensant avoir une chance de les épouser. En réalité, ces hommes ne les considèrent que comme des « prostituées gratuites ». Les femmes passent d’un homme à l’autre, puis finissent par nourrir beaucoup de ressentiment à l’égard de la totalité des hommes. 

Une fois la trentaine passée, ces femmes se mettent à dire que « tous les hommes sont des salauds », et elles disent cela parce que, de leur point de vue féminin, ce sont les seuls hommes avec lesquels elles ont affaire. Au final, les femmes renoncent aux hommes et décident de rester célibataires, ou bien elles se contentent d’un type quelconque. Du coup, ces hommes sont amers de ne pas trouver de copine qui sont au pic de leur VMS. Ils finissent par en trouver une partenaire une fois la trentaine passée, mais celle-ci est pleine de ressentiment parce qu’elle a l’impression de se « contenter » d’un homme de moindre qualité par rapport à ce qu’elle « mérite ». Et beaucoup d’hommes ne veulent pas non plus épouser des femmes qui se comportent ainsi. 

Il en résulte donc une guerre des sexes où les femmes reprochent aux hommes de ne pas s’engager et d’être des « coureurs », alors même qu’elles ne sortent qu’avec le 1 % des hommes les plus séduisants. Elles en viennent alors à en vouloir à tous les hommes. De leur côté, les hommes en veulent aux femmes car, mis à part ce top 1 % d’hommes qui profitent pleinement de la vie, ils galèrent à trouver une femme. Tous les autres hommes ne trouvent pas de compagne. Et quand ils en trouvent enfin une, ils sont tellement aigris par les injustices du marché sexuel qu’ils la traitent avec légèreté. C’est pourquoi l’âge moyen du premier mariage ne cesse d’augmenter. Bien sûr, lorsque les femmes se marient de plus en plus tard, elles sont moins fertiles. Plusieurs études ont montré que les femmes finissent par avoir moins d’enfants que ce qu’elles souhaitent initialement, car elles ont commencé bien trop tard. 

L’ensemble des hommes dont la VMS (Valeur sur le Marché Sexuel) se situe entre 5/10 et 9/10 sont désormais familiers avec la « Red Pill », et ceux dont la VMS de situe entre 0/10 et 4/10 sont désormais totalement « Black Pill », car ils savent que même s’ils utilisaient toutes les techniques « Red Pill », ils demeureraient bien trop en dessous de ce qui est nécessaire pour devenir un 8 ou un 9/10 et réussir à séduire des filles. Ils sont donc totalement découragés. 

La « Black Pill » recoupe aussi largement la recherche de l’optimisation absolue de l’apparence physique (Looksmaxxing) et se rattache ainsi en quelque sorte à la perspective « incel » sur les relations hommes-femmes. Il s’agit de ces hommes qui croient que l’apparence physique est le seul élément déterminant du marché sexuel et qu’ils n’ont aucun espoir de trouver ne serait-ce qu’une petite amie s’ils ne sont pas « parfait ». Il faut qu’ils soient beaux. Et encore une fois, c’est parce que la majorité des rencontres se font désormais en ligne, via des applications, qui ne reposent que sur des photos. Le jeu de la séduction est devenu presque uniquement un jeu d’apparence physique. On n’a plus le temps, ni l’opportunité, de séduire les femmes avec notre personnalité. Avant, quand on rencontrait des filles par l’intermédiaire d’amis, on avait la possibilité de les impressionner par notre personnalité dans un laps de temps plus ou moins étendu. Aujourd’hui, si on n’est pas considéré comme assez beau en une seconde, c’est « swipe gauche » directement. L’apparence physique a donc pris une importance bien plus grande qu’auparavant. De plus, comme je l’ai dit, les femmes n’ont plus besoin des hommes pour l’argent. Elles privilégient donc la seule variable qui reste, c’est-à-dire essentiellement l’apparence physique. Pour ces raisons, l’apparence physique est tout simplement devenue un critère bien plus déterminant dans la façon dont les femmes évaluent les hommes. Et on le constate dans l’essor des communautés de Looksmaxxing. 

Bref, où est-ce que je veux en venir avec tout cela ? Eh bien, que le cœur du problème réside dans la dérive que le féminisme a imposé à toutes les sociétés, dans toutes les relations entre les deux sexes. Le cœur du problème, c’est la doctrine de « l’égalité » entre les hommes et les femmes, et plus spécifiquement, ce glissement de sens qui a permis de penser l’égalité non plus en terme « d’égalité de droits », mais en termes « d’égalité de résultat ». Les féministes, mais aussi les femmes en général, qui y trouvent leur intérêt, ont revendiqué l’égalité uniquement dans les domaines où les hommes étaient privilégiés (domaine économique), mais elles ont pris soin de ne surtout pas imposer d’égalité dans les domaines où les femmes étaient privilégiées, c’est-à-dire dans le domaine socio-sexuel. 

C’est ce qui a « brisé » la société, car il n’y a plus de « contrat social » entre les hommes et les femmes. Le contrat social n’est pas un contrat dont les clauses sont divisibles. Ce que je veux dire par là, c’est qu’on ne peut pas modifier les « clauses économiques » du « contrat sexuel » sans toucher aux « clauses sociales » dudit contrat.  Pour être clair, les hommes jouissent de privilèges dans le domaine économique et les femmes dans le domaine social grâce à leur pouvoir sur le marché sexuel. Lorsque l’on pousse les femmes à devenir égales aux hommes dans le domaine économique, les femmes n’en demeurent pas moins hypergames, et sont encouragées à l’être encore plus. Elles cherchent donc à sortir avec des hommes d’un niveau social supérieur. Il y a donc désormais moins d’hommes disponibles pour elles, car les femmes ne veulent pas se mettre en couple avec un homme qui serait leur « égal » sur le marché sexuel ET sur le marché économique. Et les femmes ne parviennent donc pas à trouver un homme. 

Les femmes veulent le capitalisme sexuel absolu. Les femmes se plaignent que le capitalisme soit une forme de patriarcat dans lequel seuls les hommes tirent profit, mais les jeunes femmes sont en quelque sorte les milliardaires, les grandes gagnantes du marché sexuel. Les femmes peuvent coucher avec qui elles veulent. C’est le privilège dont bénéficient les femmes. Quand on parle de l’épidémie de solitude masculine, où la grande majorité des jeunes hommes n’arrivent pas à trouver de petite amie, alors que toutes les jeunes femmes ont un petit ami, c’est parce qu’elles se partagent tous les mêmes hommes. Lorsque les femmes expriment leur avis sur cette question, elles sont souvent très hautaines, très confiantes, et expriment l’idée que tout cela est « normal » et qu’il ne s’agit rien de moins que de darwinisme sexuel, dans le sens où tout ceci est naturel et que les hommes qui n’ont pas de valeur sexuelle n’ont naturellement pas de partenaires. Certes. Je trouve que cet argument est assez justifié, pour être honnête. MAIS le « darwinisme », si l’on en arrive à l’appliquer ainsi, devrait alors s’appliquer à tous les aspects de la société, et notamment dans le domaine économique. Et soyons honnêtes, s’il y avait du darwinisme dans l’économie, aucune femme n’aurai de travail (car ce sont toutes des petites dindes diplômées). Tous les emplois iraient aux hommes, car les hommes n’ont pas de règles, ils n’ont pas à tomber « enceints », ils sont plus forts, plus intelligents, et travaillent plus longtemps que les femmes. 

Personnellement, je ne suis pas contre un marché sexuel impitoyable dans lequel le top 10% domine la totalité du marché, mais à condition qu’il en aille de même dans le domaine économique : une méritocratie impitoyable sans aucune intervention de l’Etat, et sans aucun recrutement de « diversité » ou de « politiques sociales » consacrées à « l’inclusivité » ou « l’égalité de représentation entre les hommes et les femmes à tous les postes ». 

Si on appliquait le darwinisme au domaine économique, tous les postes importants seraient occupés par des hommes, tandis que les femmes occuperaient des emplois subalternes très peu rémunérés. Mais les femmes conserveraient les bénéfices qu’elles retirent d’un marché sexuel libre, et elles pourraient donc exercer leur hypergamie, mais comme elles disposeraient de beaucoup moins d’argent que les hommes, cette relation symbiotique entre le domaine économique et le domaine social recréerait naturellement une harmonie ; les femmes sortiraient avec des hommes de leur niveau en termes d’apparence physique, mais plus riches qu’elles, car cela leur serait profitable. Ou bien elles peuvent exiger l’égalité des résultats partout. Ce sont les politiques DEI (Diversité, Équité et Inclusion) actuellement en vigueur dans le domaine économique. Mais alors, dans la sphère sociale, elles devraient se contenter d’une vision plus traditionnelle des relations amoureuses, de la recherche d’un partenaire et du mariage. Ainsi, les hommes comme les femmes devraient être vierges avant le mariage. Cela permettrait de fusionner le marché des rencontres occasionnelles et celui des relations amoureuses en un seul marché du mariage. Et chacun se marierait avec quelqu’un de son « niveau » (ou pour être plus exact, de sa « valeur ») et pourrait ainsi fonder une famille bien plus naturellement (j’allais presque écrire, « bien plus efficacement » …). 

Pour être brutalement honnête et direct avec vous, sur ce vaste sujet, je pense qu’au fond, la totalité des hommes et des femmes savent, au fond d’eux-mêmes, que le problème de nos sociétés, et de la natalité, c’est l’égalité entre hommes et femmes. Le problème actuel de la chute des taux de natalité partout dans le monde révèle que l’égalité des sexes n’est pas compatible avec le fonctionnement biologique de l’espèce humaine. En tant qu’espèce, nous avons évolué au fil de milliers d’années. Et pendant la majeure partie de cette évolution, l’égalité n’existait pas pour les femmes. Et quand on observe cette expérience sociale qu’est le féminisme, menée au cours des dernières décennies pour tenter de réécrire des milliers d’années de programmation biologique, il n’est pas surprenant de constater que nous rencontrions quelques difficultés. Le féminisme est une idéologie intrinsèquement suicidaire et qu’il ne peut pas maintenir la population au-dessus du seuil de renouvellement. La population mondiale va diminuer. A un moment donné, les gouvernements du monde entier vont devoir s’attaquer de front à ce problème et peut-être revenir sur certains aspects du féminisme moderne, ce qui est démocratiquement impossible, étant donné que les femmes constituent la moitié de l’électorat.