La façon dont vous vous habillez est primordiale. C’est la façon dont vous vous présentez au monde. L’adage populaire selon lequel « il ne faut pas juger les livres d’après leur couverture » est entièrement faux. Il faut juger les hommes et les femmes d’après leurs manières de s’habiller, car cela en dit long sur leurs manières d’être. Votre rapport avec votre propre corps, votre nudité, c’est votre rapport à vous-même (que vous appréciez votre nudité ou non). Mais votre rapport aux vêtements, c’est votre rapport aux autres, à la société, à la civilisation.
L’habillement est encore plus primordial pour les femmes que pour les hommes, car ce sont les femmes qui sont davantage jugées en ce domaine, à la fois par les hommes… et par les autres femmes elles-mêmes ! C’est pourquoi le sujet de l’habillement féminin est si important.
L’habillement est éminemment social, car il sert à la fois à exprimer une fonction, et à communiquer. La fonction correspond à ce qu’une tenue permet de faire. Par exemple, un manteau protège du froid, un maillot de bain permet de nager, une combinaison de ski permet de faire des activités de montagne, etc… La communication correspond à ce qu’une tenue permet de dire. Une cravate portée avec un costume n’a pas d’utilité « technique », mais elle a un « sens » dans un contexte professionnel. Il en va ainsi pour tous les vêtements, pour lesquels la fonctionnalité et la communication peuvent varier (l’un n’excluant pas l’autre). Chez les femmes, une tenue élégante suscite l’intérêt, tandis qu’une tenue provocante attire l’attention, si ce n’est tout simplement le désir sexuel.
Les femmes sont de très grandes consommatrices de mode et de vêtements, et la plupart du temps, elles connaissent très bien l’effet que produit l’habillement sur le regard masculin. Et pourtant, j’observe depuis des années maintenant que les foïds ne savent plus s’habiller. Je veux dire ici à la fois qu’elles s’habillent mal, et que, quand elles font un « effort », elles s’habillent souvent comme… des putes. Il fût un temps pas si lointain au cours duquel les femmes savaient encore faire la différence entre s’habiller de manière « sensuelle », c’est-à-dire révéler suffisamment une partie de leurs corps pour stimuler l’imagination… et s’habiller me manière « sexuelle », c’est-à-dire susciter l’attention de manière provocative. Aujourd’hui, je ne vois pas beaucoup de femmes qui savent s’habiller élégamment. Quand elles ne sont pas vêtues comme des sacs poubelles (parfois, littéralement, tant les vêtements sont des « machins sans formes »), elles s’habillent de manière bien trop provocante.
Pourquoi aborder ce sujet ? Serai-je devenu un Ayatollah de la robe ? Un rigoriste du pantalon ? Un religieux névrosé obsédé par les tenues féminines « immodestes » ? Un partisan du voile ou de la Burka ? Pas du tout, c’est tout le contraire. Je suis un grand amoureux du corps féminin, et il n’y a rien de plus agréable que de regarder des belles femmes. C’est pourquoi je suis si triste dans cette époque : il n’y a plus de femmes qui maitrisent l’art (subtil) de montrer suffisamment pour stimuler mon imagination. C’est tout ou rien : l’horrible « jogging » et Sweat à capuche, ou la robe trop courte et le décolleté trop extrême. Les femmes modernes s’habillent soit comme des hommes, soit comme des putes. Il n’y a plus d’érotisme élégant. Il n’y a plus cette manière de susciter l’intérêt de manière indirecte, en douceur, en suggestion. Il n’y a plus de place pour l’imagination des jeunes hommes sensibles. Il n’y a que deux manières modernes de se vêtir chez les femmes : le rejet brutal de toute féminité, ou l’excès à outrance.
On me répondra certainement que « chacun s’habille comme il veut » et que les femmes sont livres de s’habiller comme elle l’entendent, peu importe que cela me plaise, ou non, et que les femmes s’habillent d’abord « pour elles-mêmes » et non « pour plaire aux hommes ». A cela, je rappelle les deux fonctions que j’ai énumérées en début d’article : un vêtement possède toujours un double usage : la fonction, et la communication. Personne ne peut « s’habiller comme il veut », parce qu’à tout instant, un vêtement « communique » un message, de l’émetteur (celui qui porte le vêtement) au receveur (toute personne qui peut voir le vêtement). La communication du vêtement existe toujours en parallèle de la fonction du vêtement, et on peut même dire que dans de nombreux cas, la fonction du vêtement constitue en elle-même une communication : c’est le cas de l’ensemble des uniformes « publics » (la tenue des pompiers, policiers, militaires, blouse de médecin, robe d’avocats, gilet jaune des ouvriers, etc…).
Ainsi, même si on l’ignore totalement (ou qu’on fait semblant de l’ignorer), on ne s’habille jamais vraiment « pour soi-même ». J’ai presque envie de dire que, dès lors que l’on n’est pas complètement nu, on fait un choix de communication. Les femmes aiment notamment dire qu’elles s’habillent d’abord pour « se plaire à elles-mêmes », indépendamment du « regard masculin ». Cette idée selon laquelle les femmes s’habillent d’abord pour leur estime de soi est totalement fausse. En effet, si les femmes s’habillaient vraiment « indépendamment du regard masculin », elles s’habilleraient donc de la même manière chez elles, quand elles sont seules, que quand elles sont dans la rue, en public. Or, force est de constater qu’aucune femme ne porte de talons hauts quand elle est chez elle, toute seule. De toute évidence, l’estime de soi des femmes dépend de la façon dont les hommes les perçoivent. Sans attention masculine, les femmes cessent d’exister.
Comme je l’ai dit, dans n’importe quel vêtement, l’aspect « communication » est presque aussi important (si ce n’est plus) que l’aspect « fonction ». Le vêtement communique énormément d’informations socio-sexuelles d’un humain à l’autre. Et cela est aussi ancien que l’humanité elle-même. Aux débuts de la préhistoire, je suppose que les premiers vêtements ont été principalement des protections contre le froid ou la pluie (fonction de survie), mais très vite, les vêtements sont devenus aussi des façons de montrer un statut social, une appartenance à un groupe, une préséance, etc… (fonction de communication).
Chacun de nous, même inconsciemment, juge immédiatement autrui d’après les vêtements qu’il porte. Et cela s’applique aussi aux hommes : un homme portant une chemise fraîchement repassée, une belle cravate, les cheveux peignés, et un costume trois-pièces a nettement moins de chances de vous agresser dans une ruelle qu’une personne vêtue de vêtements amples de style jogging, sweat à capuche, baskets.
En conséquence, chaque fois que nous observons un homme ou une femme, nous pouvons procéder à une sorte d’analyse (en partie inconsciente, mais toujours bien réelle) : pourquoi cette personne s’habille-t-elle de cette manière ? Dans quel but ? Auprès de quel public ? Quel est le message véhiculé ? Qu’est-ce que la personne souhaite communiquer à propos d’elle-même ? C’est de là que vient mon interrogation générale, sujet de cet article : quelles informations pouvons-nous tirer sur les femmes modernes à partir de la façon dont elles s’habillent ?
Je vais commencer directement à l’essentiel : les femmes sont, dans 99% des cas, des personnes qui ne remplissent aucune fonction utile à la société. Les femmes travaillent très majoritairement dans le secteur tertiaire ou la fonction publique. Elles ne sont ni dans l’agriculture, ni dans l’industrie. Elles sont minoritaires dans la police ou l’armée, et portent donc peu d’uniformes. Les femmes, du fait de leur inutilité économique générale, peuvent se consacrer presqu’exclusivement à l’aspect « communication » des vêtements. Les vêtements féminins ne remplissent aucune fonction. Parfois même, un vêtement féminin est prisé parce qu’il lui manque des fonctions ! (C’est le cas des robes qui, souvent, n’ont pas de poches, et cela oblige les femmes à disposer d’un sac à main, qui est – et de loin ! – considéré comme un nec plus ultra de l’habillement féminin). Il convient de noter également que le confort ne fait pas partie des éléments que l’on retrouve dans l’habillement féminin, à l’inverse des vêtements masculins, qui sont en général à la fois plus « fonctionnels » mais aussi plus « confortables ».
En conséquence, d’après tout ce que je viens de dire, on peut postuler que les femmes choisissent effectivement de s’habiller en fonction d’un seul et unique paramètre : l’attention masculine. En effet, le vêtement féminin (en général) n’est ni fonctionnel, ni confortable, mais il doit avoir pour objet ou pour effet de susciter l’attention, ou au contraire, de se soustraire totalement à l’attention. Dans les deux cas, qui sont les deux pôles opposés de la même manifestation psychologique, la femme ne s’habille qu’en fonction des hommes.
Pourquoi dis-je qu’il s’agit de deux pôles opposés mais identiques dans leurs fonctions ? Eh bien parce que tout dépend du contexte local. Je veux dire par là qu’en fonction de la situation, les femmes modernes choisissent de s’habiller volontairement extrêmement mal (afin de ne pas se faire emmerder ou aborder dans la rue par des hommes indésirables) ou justement, choisissent de s’habiller comme des putes, pour attirer l’attention sexuelle des hommes considérés comme désirables. Il y a donc une sorte de dichotomie entre les moments dans lesquels les femmes veulent de l’attention masculine, et les moments dans lesquels elles veulent justement « passer inaperçu ». Cette stratégie s’est développée parce que l’espace public est constitué à la fois par des hommes blancs (qui connaissent les codes vestimentaires occidentaux, et savent reconnaître une femme disponible d’une femme qui ne l’est pas) et par des hommes étrangers, notamment Moyen-Orient et Afrique du Nord, qui ne possèdent pas les codes vestimentaires (et donc, qui ne maitrisent pas la « communication » lié aux vêtements). De même, les femmes non-européennes sont très nombreuses à porter le voile islamique, qui – encore une fois ! – constitue lui aussi un vêtement qui « communique » une information aux autres hommes et aux autres femmes.
Je regrette énormément que dans la société actuelle, la mode féminine se divise en ces deux aspects antinomiques du « tout ou rien », soit des femmes mal habillées, soit des femmes trop peu habillées. Il n’y a plus ce « juste milieux » qui existait encore il y a quelques décennies. Ce n’est pas faire mon boomer… mais bon, avec ces codes vestimentaires (en particulier liés au Grand Remplacement) qui ont rapidement changé en quelques années, il est devenu plus difficile de faire des rencontres, d’aborder les femmes, de « calibrer » nos approches.