Golden Age Mindset. IV

La mort est immorale. Elle est contre-nature. La mort physique n’est que la matérialisation de nos millions de morts intérieures quotidiennes ; elle est la cristallisation d’une croyance factice de l’espèce humaine qui se complait dans la douleur, qui aime souffrir. Les hommes ont fait de la mort leur porte de sortie, ils savent parfaitement ce qu’ils doivent faire pour se supprimer, ils connaissent toutes les techniques.

Le corps est indestructible ! Pourtant, d’une chose impossible ils ont fait une chose inévitable. Un homme ne peut pas mourir, il ne peut que se tuer. Pour y parvenir, il doit y mettre tous ses efforts, s’apitoyer sur lui-même et s’auto-saboter à plein temps. La mort est toujours un suicide. Quand tu auras complètement assimilé cette façon de penser, elle bouleversera ta vision des choses et, par le fait même, ta réalité. En cet instant même, des milliards d’hommes ont des idées noires et des sentiments négatifs, car ils sont comme toi pris au piège du ressentiment.

Cet état affectif empêche à jamais l’humanité de fuir les sphères les plus douloureuses de l’existence. Les hommes vénèrent la mort. Ils ne l’annihileront pour rien au monde même s’ils en étaient capables, parce qu’elle représente à leurs yeux la solution de tous leurs ennuis, la fin des souffrances et des milles morts psychologiques qu’ils s’auto-infligent. Mais la mort n’est JAMAIS une solution. La guérison commence à l’intérieur.

C’est toi qui crées le monde, et non l’inverse !

Tu as toujours cru, comme tout le monde, que les circonstances sont la cause de tes états d’âme, que la source de ton malheur et de ton insécurité est extérieure à toi. Tu sais maintenant que cette notion est aux antipodes de la réalité.

Tu n’accuses pas les évènements. Un évènement n’est ni beau ni laid. Il n’est qu’une occasion favorable. Si tu avais été discipliné, tu aurais pu transformer cet évènement en circonstance lumineuse, l’élever à un ordre supérieur. Si tu avais eu le courage de te connaître, aucun de tes malheurs n’aurait été nécessaire.

L’être crée sa vie. Tout ce que tu vois et touches est le reflet de ton être, de ton inachèvement, de ta fissure intérieure. L’existence ne tolère pas les espaces vides. Si tu ne les combles pas délibérément en t’imposant une nouvelle façon de penser et d’agir, le monde, qui est sans pitié, devra intervenir.

Que tu ne voies rien, quand tu refuses d’ouvrir les yeux, la maladie s’aggrave et la comédie de ta vie devient chaque jour plus pénible. Tout ce qui arrive a pour but de te révéler la cause de cette tragédie, de te ramener aux sources de tout cela, et de te permettre de transformer un jour ta conception mortelle de l’existence.

Chacun de nous jouit d’une immense marge de salut. Mais nous la gaspillons, elle rétrécit rapidement sous l’effet de notre constant manque d’attention, de notre irresponsable désobéissance aux avertissements, aux mises en garde, aux phares de l’existence, si bien que nous nous pensons fragiles, exposés aux moindres dangers, à la merci des accidents.

La vie est extrêmement résistante et le corps est indestructible. Pour pouvoir mourir, il faut faire en sorte que l’impossible devienne possible.

Comme toi, les hommes se composent de fragments qui errent de par le monde, gouvernés par des émotions négatives. Les reproches, les lamentations et la subordination sont toute leur vie. C’est le seul sens qu’ils parviennent à donner aux choses ! Parce que l’angoisse les étouffe, ils cherchent à oublier la mort dans la mort.

Il faut bénir le passé, le guérir. Le transformer par un nouvel entendement. Ton passé sera guéri quand tu cesseras de te complaire dans tes appréhensions, tes incertitudes et tes peurs. Voilà en quoi consiste le pardon intérieur.

Si tu veux changer, il va te falloir neutraliser ta programmation ! Renverser ta vision. Seulement ainsi, et par un long travail, pourras-tu transformer ta destinée. Tu dois comprendre que tout ce qui t’entoure et tout ce que tu vois n’est pas le monde extérieur, mais seulement une représentation du monde.

Et pourtant. Tu écoutes. Tu touches une table. Tu vois les gens qui passent dans la rue, tu sais que chacun a une vie, un travail, une famille. Comment cela peut-il n’être qu’une représentation ? Que ta vision des choses ? Les images que captent ta rétine ne sont pas le monde extérieur, mais ce qu’on t’en a dit. Le monde t’a été décrit.

Le seul vrai créateur de la réalité qui t’entoure, c’est toi ! Mais tu l’as oublié.

Tu es la cause de tout, de chaque chose. Un jour, quand tu seras guéri, tu comprendras enfin que tu es la racine du monde. Pour exister, le monde a besoin de toi. Tu as oublié de continuer à en être l’artisan, l’inventeur, et tu n’es plus que l’ombre de ta création.

Le monde est subjectif ! Il est personnel ! Il est le reflet spéculaire de l’être. La vision et la réalité sont une seule et même chose, le facteur temps seul les sépare.

Nous ne pouvons voir que ce que nous sommes ! Si un voleur croisait un saint, il ne verrait que les poches de son habit.

Tu dois renverser tes certitudes et tes idées, et par-dessus tout, la notion d’inexorabilité de la mort. Mourir, c’est résister à la vérité, à l’harmonie, à la beauté. Mourir détruit tout ce qui ne peut passer dans le camp de la vérité. Si nous sommes authentiques dans chacune des cellules de notre corps, nous ne mourrons jamais.

Tu dois d’abord extirper l’ennemi de ta chair. Quand tu l’auras fait sortir de sa tanière, il reviendra t’affronter, toujours plus subtil, plus fort, plus impitoyable. L’antagoniste grandit à ton rythme ! Tu n’as pas des milliers d’ennemis, tu n’en as qu’un seul, et il n’y a qu’une victoire possible : la victoire sur toi-même.

Le monde entier est le passé. Les gens que tu croises, les choses que tu vois représentent toujours le passé. Ce que tu vois et touches, même si tu le vois dans l’instant, n’est que la matérialisation de tes états intérieurs. Le passé est poussière. L’univers que tu vois et touches en cet instant précis est la matérialisation de tout ce que tu as été. Rien ne peut t’arriver si tu n’y as déjà consenti en pensée.

Le monde est poussière. Tu dois souffler dessus ! 

L’idéal et la réalité sont une seule et même chose. Le monde extérieur est ton reflet. Tu dois renverser tes certitudes et le monde te suivra comme une ombre. La réalité se représentera sous la forme d’une nouvelle vision.