Golden Age Mindset. V

Pour ceux, comme toi, qui croient que la vérité est dans les livres, les autres, les informations, le monde, tu dois faire extrêmement attention à une chose : le monde extérieur n’a rien à t’apprendre. Tu ne peux rien ajouter à ce que tu sais déjà, les enseignements et les expériences n’accroissent pas la compréhension. On ne peut que se souvenir du vrai savoir.

La connaissance d’un homme ne peut être moindre ou plus grande que lui. Un homme ne sait que ce qu’il est. Connaître signifie avant tout « être ».

Chez toi, la propension à te subordonner au monde extérieur consiste à idolâtrer le savoir livresque. Un seul atome de l’être renferme l’ensemble des livres du monde. Les livres ne peuvent pas enrichir ta connaissance. La vie ne vient pas des livres. Le savoir dépend de l’être.

Plus tu es, plus tu sais !

Pour atteindre la connaissance, il ne faut pas ajouter, mais beaucoup, beaucoup retrancher.

Les vrais guerriers ne se battent pas pour imposer leur suprématie ou pour dominer les autres. Ils ne se battent ni pour la gloire, ni pour un butin, ni pour des récompenses matérielles, mais pour conquérir la seule chose qui compte : leur liberté intérieure. La victoire suprême consiste à triompher de soi, à ne laisser aucun évènement, aucune circonstance nous blesser intérieurement, meurtrir notre être profond.

Ce qu’on appelle synthétiquement le monde extérieur, soit les évènements et circonstances de notre vie, est une projection de ce que nous sommes. Si nous sommes conscients, nous ne pouvons projeter que la vie, la prospérité, la beauté, la victoire. Si nous sommes vigilants et attentifs, nous pouvons projeter la liberté, un monde sans obstacles ni limites, sans vieillesse, sans maladie et sans mort.

Chaque homme occupe un palier de l’intelligence humaine et il est le gardien de ses paliers supérieurs.

Si tu es intègre, chaque rencontre sera pour toi une occasion favorable, un échelon où poser le pied et poursuivre ton ascension. Si tu oublies ta promesse, tu te prendrais au piège d’un jeu virtuel, extérieur à toi, qui te rejettera dans le chaos infernal de ton existence.

Croire que la mort est invincible est malsain pour le genre humain. L’état mental, la volonté de vivre détermine la longévité. C’est ton esprit qui décide combien de temps tu vivras. Autrement dit, si tu meurs, tu es le seul responsable.

La vieillesse, la maladie et la mort sont des insultes à la dignité humaine, les piliers millénaires d’une représentation illusoire du monde. Le mal est au service du bien. Toujours ! Tout a pour but de nous guérir. En réalité, même la mort physique est une guérison, la dernière guérison possible ! La mort est la modalité extrême à laquelle recours l’existence quand tout ce qu’elle a fait pour nous guérir et nous intégrer a échoué.

L’intégrité intérieure n’est que le point de départ d’une humanité qui a décidé de vivre éternellement. Qui se ressemble s’assemble. La mort attire la mort et ne peut frapper celui qui est attaché à la vie.

Il est possible d’être vainqueur avant même de combattre. Triompher signifie triompher de soi, vaincre ses doutes, ses peurs, son ignorance. La victoire extérieure n’est que la confirmation de la victoire intérieure. C’est ainsi que prenant soin de soi-même, en entretenant la perfection, en se rendant inaccessible au mal, on peut relever d’impossible défis et réaliser des exploits légendaires.

Nous mourrons parce que nous nous sommes séparés de Dieu, parce que nous avons expulsé de nous le divin. Si tu es malade, souffrant ou pauvre, c’est parce que tu t’es séparé de Dieu.

Les hommes ont oublié cela et ils ont transformé la planète en un lieu où règne la mort. La mort est devenue leur raison de vivre. Ils lui consacrent toutes leurs pensées, ils lui destinent toutes leurs actions. La devise dit : aime les autres et viens-leur en aide. Pour être au service de l’humanité, il faut aimer, et avant toute chose, il faut s’aimer soi-même, aimer sa propre vie.

Seul un travail assidu sur lui-même peut faire qu’un homme triomphe de la mort.

Le suicide intérieur est interdit ! Ce qui nous tue physiquement ce sont les milles morts psychologiques qui nous menacent chaque jour. Ce qui nous tue, c’est croire que la mort est invincible. Croire à l’inévitabilité de la mort, voilà notre vrai tueur. Pour choisir la vie, nous devons convenir que la mort n’est pas invincible. Nous devons donc découvrir en nous-mêmes les principes de la vie, de la longévité et de l’éternité.

La véritable inégalité entre les hommes, l’origine de toutes leurs autres différences visibles, tient au fait qu’ils appartiennent à divers degrés de responsabilité intérieure. La qualité inégale de leur pensée place les hommes à différents paliers de l’échelle de l’être. Une hiérarchie intérieure existe qu’aucune guerre, aucune révolution ne pourra jamais abolir parce que ce qui distingue les hommes entre eux n’a rien à voir avec l’argent, la religion ou l’ethnie. Ce qui les différencie est en eux ; c’est une différence psychologique, verticale, évolutive, une différence de degré. Pour cette raison, seule peut en venir à bout une transformation radicale de façon de penser et de ressentir.

L’amélioration authentique suppose une transformation intérieure. L’amélioration authentique est synonyme d’évolution, de croissance vers cette unicité de l’être qu’engendrent un nouveau mode de pensée et la renonciation à notre vieille mentalité de mortels. Seule une transformation intérieure peut élever un homme à un plan supérieur de liberté, de compréhension, de bonheur.

Tu affrontes toujours les mêmes évènements, car rien en toi ne change ! Qui se ressemble s’assemble. La parcelle de paradis va vers le paradis, la parcelle d’enfer, vers l’enfer.

Nos états affectifs attirent les faits qui leur correspondent et ces faits nous font retomber dans les mêmes états affectifs. La volonté seule est capable d’interrompre cette course sans fin, cette interminable mécanique, et briser le cercle vicieux où est enfermée l’existence de l’homme. La pensée est créatrice. La pensée crée. Les faits sont la matérialisation de la pensée, des états affectifs. Les états affectifs et les faits sont donc une seule et même chose. Les états affectifs prennent forme en chacun de nous, les faits se manifestent et semblent avoir lieu indépendamment de notre volonté. En réalité, nous les avons invoqués avec intensité, nous les avons créés à notre insu.

Qu’elle soit positive ou négative, la pensée de l’homme est toujours créatrice et elle trouve toujours ponctuellement une occasion de se manifester.

Nos pensées, telles des invitations que nous aurions écrites nous-mêmes, puis expédiées et chassées de notre esprit, attirent les évènements qui leur correspondent. En temps opportun, quand on y pense même plus, des circonstances, des rencontres, des situations, des problèmes et des accidents, des chutes et des échecs frappent à notre porte en invités indésirables pourtant appelés en secret depuis longtemps. Parce que nous ne prêtons pas attention aux états intérieurs à l’origine de ce qui nous arrive, ils nous semblent imprévus, inattendus.

L’imprévu à toujours besoin d’une longue préparation.

Aucun fait ne peut se produire dans la vie d’un homme sans le consentement, fût-il inconscient, de ce dernier. Rien ne peut lui arriver qui n’ait d’abord traversé sa psychologie.

Le pouvoir de la pensée est par conséquent extrême.

Ce que nous appelons les faits, les évènements, les expériences et toutes les situations possibles de la vie sont des états intérieurs qui s’acheminent déjà vers celui ou celle qui est en syntonie avec eux. Les états affectifs sont des faits en attente de matérialisation.

La qualité de nos émotions, l’ampleur de nos pensées, nos états d’âme en cet instant précis choisissent ce qui se manifestera dans le visible, décident de la nature des faits qui se matérialiseront dans notre vie. La pensée est le destin. Plus s’élèvent nos pensées, plus belle est notre vie.

Les états intérieurs et les circonstances extérieures sont les deux faces d’une seule et même réalité. Ce concept annule toute distinction entre monde intérieur et extérieur et invite chaque homme à maitriser son destin par la connaissance de ces états affectifs et la maitrise de soi. Nous inventons notre existence, et, par conséquent, celle-ci ne dépend que de nous.

En transformant nos états intime, nous pouvons transformer ce qui nous arrive. C’est ainsi que l’homme qui s’examine et change sa façon de penser et de ressentir peut modifier son existence horizontale ou, mieux dit, son existence temporelle.

La vie sur terre est pour nous une grande école. Une école de vie. L’humanité ordinaire n’y voit qu’un pénitencier.

Tu dois apprendre à renverser ta vision du monde. Tout ce qui n’est que difficulté ou mésaventure aux yeux des hommes ordinaires, tout ce contre quoi ils pestent, tout ce qu’ils s’efforcent d’éviter à tout prix, est en réalité un inestimable matériau qui peut les aider à transformer leur psychologie de mort en une psychologie de vie.

La confusion, les doute, le chaos, les crises, la colère, le désespoir et la douleur créent des conditions extrêmement propices à la croissance.